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Le sapeur du
génie
sous le consulat
tenue de
corvée
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En veste de drap bleu
(20), il a retroussé le bas de son pantalon, de grosse toile bleue, sur ses
guêtres de toile grise. Afin de conserver ses petils outils à portée de la main
et éviter de salir sa veste, il porte le grand tablier de buffle blanchi dont on
peut relever un côté afin de dégager la marche. A l'inspection du 31 mai 1802,
passée à Bruxelles parle général Lery, le 5e bataillon de Sapeurs du Génie est
en possession de 360 tabliers et de 360 haches. La durée réglementaire d'un
tablier de sapeur est de cinq années... à condition qu'il n'y ait pas trop de
guerres !
Comme chapeau, il porte
le traditionnel chapeau bicorne.
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20. Veste, Taillée dans
du drap bleu foncé, elle est parementée de panne (7) noire passepoilée
d'écarlate et ferme à l'aide de neuf petits boutons de laiton. Au fil des ans on
prendra de plus en plus l'habitude de remplacer le nom de veste par celui de
gilet.
40. Bonnet de police. Taillé "à la dragonne"
dans de vieux uniformes, il est passepoilé et galonné d'écarlate. Le motif, de
drap rouge, cousu sur le devant reprend celui des ornements de retroussis (ici
celui de sapeur de seconde classe). En dehors des périodes de repos, les sapeurs
le fixent sous le coffret de leur giberne en laissant pendre le gland à franges
qui termine la pointe de la flamme bleue passepoilée
d'écarlate.
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(16) Bicorne de
feutre noirci, galonné de fil noir. C'est encore la coiffure des soldats de l'an
II. En réalité sauf le "retapage" dû aux modes révolutionnaires, c'est le bon
vieux chapeau des fantassins de l'armée royale. La cocarde tricolore est
maintenue en place par une ganse de fil aurore et un petit bouton de laiton
(32). A partir du grade de sergent, les sous-officiers portent une ganse
dorée.
17. Calotte ou cervelière. De fer bruni,
elle se porte sur la forme du chapeau précédent afin de protéger le sapeur
contre les chutes de matériaux. Elle est réalisée en bandes de métal soudées
afin de l'alléger. Il existe également des cervelières d'une seule pièce,
trouées au sommet et fixées à l'intérieur de la coiffure, elles prennent alors
le nom de "secrète".
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Voici la tenue portée
par le sapeur lors des parades et des combats.
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31. Habit d'uniforme.
Le conseil d'administration du 5e bataillon de Sapeurs du Génie déclare que pour
fabriquer un tel habit il faut employer 10,60F de drap bleu, 14,50 F de drap
rouge, 9,70 F de panne noire (7), 1,45 F de cadis rouge, 1,50 F de toile et 2,20
F de façon. Soit un total de 39,95 F. Cet habit est le même pour toute la
troupe, la dernière livraison a été opérée le 14 août 1803. Sa durée théorique
est de quinze mois. Les sapeurs de deuxième classe, ou seconds sapeurs, le
portent avec des pattes d'épaule de drap bleu passepoilées d'écarlate et des
ornements de retroussis figurant deux haches croisées de drap bleu (33). Les
sapeurs de première classe, ou premiers sapeurs, le portent avec deux épaulettes
et brides de fils écarlate (27). Ornements de retroussis figurant des grenades
de drap bleu. Les maîtres ouvriers portent le même uniforme que les sapeurs de
première classe avec, en plus, deux galons de fil aurore, larges de 23 mm,
cousus en biais au-dessus du parement de la seule manche gauche, ceci afin de ne
pas les confondre avec les caporaux qui portent les mêmes galons, mais fixés
au-dessus des deux parements. Bien entendu, ces galons sont cousus également sur
les manches des vestes des caporaux et maîtres
ouvriers.
33. Ornement de retroussis. De drap bleu, il
est découpé à 1'emporte-pièce.
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32. Bouton. De laiton,
ce modèle, mis au point en 1801, figure sur tous les uniformes de la troupe, y
compris les sous-officiers. Il est livré en deux tailles, soit 24 ou 27 mm pour
les gros modèles et 16 mm pour les plus petits. L'habit en comprend 11 gros et
22 petits. La veste ou gilet en comporte 13 petits. Quand aux guêtres, leurs
boutons sont en os recouvert de tissu. Après 1806, le modèle troupe se
simplifie. Seuls le pot en tête et le corset d'arme sont
conservés.
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34. Epinglette. Avec la
patience en bois, c'est l'objet commun à tous les soldats. Son rôle est de
décrasser la lumière du fusil ou du mousqueton, obstruée par la poudre brûlée. A
l'aide d'une petite chaînette de laiton, elle rejoint une boucle d'acier souple
qui s'attache après un des boutons des revers (en principe, le deuxième du
revers droit). Le tout a une longueur d'une vingtaine de centimètres. Sa perte
est la hantise des sous-officiers et il y a souvent des revues d'épinglettes...
Gare au soldât qui a perdu la sienne!
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35. Baudrier. Large de 70 mm, long de 1,63 m
environ. Le baudrier,de buffle blanchi, est livré avec un fourreau
porte-baïonnette de cuir naturel. Il doit durer 20 ans et coûte quatre francs. A
la date du 20 novembre 1804, le bataillon possède 868 baudriers dont 43 sont
usagés. 36. Sabre briquet. Du modèle An XI. Monture de laiton, fourreau de
cuir noirci à garnitures en tôle de laiton, longueur totale 0,70 m environ. Les
maîtresouvriers et les sapeurs de première classe l'ornaient d'une dragonne de
fil rouge. Entre la lame et le quillon, ils fixaient une houppe de laine
écarlate baptisée "cravate" afin d'éviter que l'humidité ne pénètre dans le
fourreau. A l'époque de la revue du général Bertrand, le 5e bataillon de Sapeurs
possède 868 sabres dont 296 ont été livrés depuis le 31 mai 1802. Nous pouvons
donc affirmer qu'en novembre 1804, tous les sapeurs caporaux, tambours et
sous-officiers, sont armés d'un sabre briquet. 37. Porte-baïonnette. Le
fourreau, en cuir naturel, a une longueur totale de 41 cm environ et un diamètre
de 30 mm. II comporte dans le haut une petite botte de buffle blanchi, munie
d'un sanglon qui se fixe après une boucle de laiton cousue sur le
baudrier. 38. Banderole porte-giberne, Réalisée en buffle puis blanchie, ses
dimensions sont à peu près semblables à celles du baudrier.
39. Giberne. Fixées en octobre 1801, les
dimensions de la patelette de cuir noirci sont de 25 cm. pour le hauteur
et de 27 cm pour la largeur. La profondeur du coffret est de 12 cm. Derrière ce
coffret est fixée une martingale de buffle blanchi large de 4 cm et dépassant la
largeur de patelette de 8 cm. Ladite martingale se fixe après un des boutons de
taille, afin d'empêcher la giberne de gêner les mouvements. Sous le coffret sont
fixés deux sanglons de buffle blanchi, nommés "porte bonnet". H est très
possible que la patelette de giberne des maîtres ouvriers et des sapeurs de
première classe soit ornée d'une grenade de laiton estampé ou fondu, mais nous
n'en n'avons aucune certitude. Le 5e bataillon compte 846 gibernes et banderoles
qui coûtent 8,25 F
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41. Havresac. Souvent nommé sac de peau sur
les inventaires et facturé 7 francs à l'époque de la revue, le havresac mis au
point en 1801, mesure 49 cm de long, 32 cm de haut avec une profondeur de 11 cm.
C'est le fourré-tout du sapeur.
L'extérieur est en veau "à poils" passé en
mégis (8). Le rabat ou "couvercle" ferme par trois sanglons de buffle blanchi
portant une boucle de fer étamé ou de laiton. Les bretelles larges de 36 mm.
en buffle (9) blanchi, mesurent 70 cm de long et se fixent après deux olives en
bois cousues sous le havresac
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